01/01/2009

Poème nr 24

Le chemin des anges ou Evaêleïna


Il y a quelques centaines d années, une enfant, miséreuse, traversait, souriant, les collines enneigées du Chemin des Anges .
Leïna retenait, serré contre sa hanche, un mince baluchon de quelques hardes blanches, ses frêles souvenirs des heures au coin du feu, quand elle tressait la paille pour de plus miséreux.

Ses pieds nus ne laissaient qu une empreinte légère, et de son chant léger elle effleurait les pierres. Tout autour l accueillait, puis doucement fermait les sentiers derrière elle.

Elle ne reviendrait pas.

Elle aimait.


Evaêl écoutait bien plus loin que l audible, et sa grâce tendue ensilençait les nues. Il guidait de ses voeux les mouvements limpides du petit pas pressé d être arrivé à lui.

Evaêl l attendait.

Je serai là disait elle, et tu n auras plus froid.

Il était descendu un soir jusqu au hameau, un soir qu avaient choisi les confins du mystère pour y mener Yjy son animal ami. Il avait bien fallu suivre le petit loup, pour le garder des hommes, le ramener là haut, aux abris naturels.

C est là qu il l avait vue, c est là qu elle l avait vu, un instant éternel.

Ils s étaient avancés l un vers l autre inclinés, puis dans sa paume à lui, ouverte vers le ciel, elle avait déposé toute sa destinée, et sur sa joue à elle il avait caressé les lendemains rêvés.

Il lui a dit : là haut j ai froid

Elle lui a dit : je serai là, et tu n auras plus froid.


Elle ne reviendrait pas,

Evaêl l attendait, et il l attendait pour toujours.

19:01 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Poème nr 23

My life is made for love
I like to play with love
But sometimes love plays with me
Then my heart become broken
But hearts are only made to be broken
It’s the rule of the game
But the worthiest thing which could never happen
Is to be sure to never play again

19:00 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Poème nr 22

HIVER

 

 

Dame Nature tremblote,

Dame Nature sanglote.

Sous un ciel de glace,

Pas après pas,

Automne a laissé place

A Hiver et ses frimas.

 

Pudiquement, les arbres, dépouillés de leurs atours,

Dégringolent en cascades de diamant.

Dans le brouillard givrant,

Un soleil timide et repentant

Paillettent leurs larmes argentées d’étincelles d’amour.

 

Les animaux frileux se terrent

Tout au fond de leurs repaires.

Recroquevillés, bien à l’abri,

Pour une très longue nuit,

Peuplée de songes et de chimères.

Douce mort imaginaire !

 

A tire d’ailes, les oiseaux à l’unisson,

Envolent leurs délicates romances

Vers de lointains horizons.

Et soudain, dans les collines, le silence

Se cotonne d’une blanche pelisse.

 

Pour le Père Noël, c’est signe de voyage.

Alors enfants soyez très sages !

Devant sa porte,  sur la neige gelée,

Dans les traîneaux de rouge et d’or enluminés,

Tous vos cadeaux éparpillés

Rêvent d’être enfin distribués.

 

Et même, si nos vœux de bonne année

Sincères et partagés,

Seront demain vite oubliés.

Qu’il est bon de s’abandonner

À la chaleur des fêtes de fin d’année !

 

A la lueur des flammes endiablées

D’un joli feu de cheminée,

Il sera doux  de saluer février.

Puis, sans  bruit, sur la pointe des pieds,

Hiver fatigué et obligeant

Furtivement, s’évanouira au Printemps.

 

18:58 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |