01/01/2009

Poème nr 9

En éternel solitaire
Veillant au repos de la terre

Mal aimé pour sa grande froideur
Ses penchants à la langueur

Son souffle glacé vous transperce
Et ses larmes tombant en averses

Pour plaindre qu on le maudisse tant
Lui qui recouvre si tendrement

D un manteau blanc dame Nature
Pour préserver son âme pure

Et laisser reposer en paix
Rivières, animaux et forêts

Aimez donc notre ami Hiver
Comme le Printemps aime son père

 

18:35 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Poème nr 8

VOEUX NAIFS...


Pendant notre jeunesse
A l’âge des petites fleurs
A l âge des bourgeons

A leur éclosion
A l’âge d’une candeur
Qui frôle la dérision

Nous avons souvent espéré
Que le ciel pleuve
De douces larmes

Que nous puissions jeter
Dans ses eaux
Des coques de noyer


En guise de bateaux
Aux mats de papier
Faits de nos mains
Conçus par nos rêves

‘O’ Coquilles de noyer
Partez avec nos voeux et désirs
Puisse régner une paix éternelle
Entre les petits et les grands


Puisse l’avidité des puissants
Autrement et ailleur s’assouvir
Que dans les bains de sang
Bains de vils souvenirs.

 

 

18:33 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Poème nr 7

Là sur les traces de mon passé il a osé

Il est venu pour émarger mes souvenirs disséminés

Pour un ailleurs sans lendemain, juste un matin

Poser ses lèvres sur les miennes, sur mes chagrins.

Sa force virile m’a envoûtée soudainement

Sa silhouette avance vers moi impunément

Une brusque fièvre sur mon corps nu offert à tout

Me précipite dans la spirale d’un désir fou.

Pas de violence, juste le silence pour juguler

Cette puissance presque inconsciente de le chasser.

L’éclat lubrique de sa pupille sur mon destin

Alimente obséquieusement mon déclin.

Ses mains volages presque animales épousent mes seins

Sur mes poignets discrètement, il glisse des liens,

Jauge ma croupe d’un regard vif condescendant

Me fait cambrer pour lui offrir tout mon séant .

Pas de désir dans ses yeux clairs, juste un défi,

Juste le plaisir de me voir nue à sa merci,

Moi la rebelle, moi l’indomptable féline

Je capitule sous ses audaces, me fais câline.

Mais sa douceur lui fait reproche de sa tendance

Toute la tendresse de ses approches mène la danse,

Le facétieux reprend du mors sur sa méfiance

Des ses baisers il rétablit toute déviance.

Je l’aime tant soumis aux codes de nos urgences

Quand son  désir passe par mon obédience

Et mes plaisirs contraints à mon obéissance

Alors nos rancœurs ne sont plus qu’évanescence

 

 

18:32 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |