01/01/2009

Poème nr 12


Fleur méconnue
Libre de toute attache
Origine d un manteau blanc
Calme et tranquille, tu descends
Oiseau léger, pur et naturel
N oublie pas que tu viens du froid !


18:43 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Poème nr 11

Souffle

Sur la pointe du vertige
A la limite de l indicible
Mon regard soudain se fige
Sur de beaux yeux impassibles

Ce beau matin d hiver est mien
Le froid, les arbres nus mes amis
L arc en ciel, les nuages d airain
Les murs gris, les silences exquis

Pour toi,
Je tresserai le clair de lune
Je broderai le bleu désir
Je filerai les tristes vagues
Je tisserai le doux zéphyr

Je t offrirai
Des boutons d éclair de rose
Des perles serties de lumière
Je t habillerai de ma prose
Te déshabillerai de mes vers

Je t incrusterai
Dans les rêves des enfants
Les étangs assoupis, le bleu firmament
Les pâles aurores, les torrents triomphants
Les étoiles vacillantes, les rires déments


18:42 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Poème nr 10

Le paravent chinois.


Largement déplié, le paravent chinois,
Aux amis épargnés, voile toutes mes peines.
Et mes pleurs Niagara en cet hiver trop froid,
Derrière ses oiseaux mauves et ses roses anciennes.

Largement déplié, le paravent chinois,
Cache ma nudité, face à toi mon Amour,
Pour que notre baiser , doux comme de la soie,
Demeure notre secret, souvenir pour toujours.

Largement déplié, le paravent chinois,
Abrite le sommeil paisible de l enfant.
Son souffle régulier, je le guette, le perçois.
J écoute : il me ravit, tranquille et rassurant.

Largement déplié, le paravent chinois,
Abritera un jour, ma vie qui s en ira
Dignement et sans cri, prête pour un autre toit.
Sans regret, sans remords, mon âme vous saluera.

Sagement replié, le paravent chinois,
Dans un coin du grenier, quelqu enfant surprendra
Et il s étonnera de cet objet, je crois.
Incongru, inutile : au feu, on le mettra...

 

18:40 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |