01/01/2009

Poème nr 10

Le paravent chinois.


Largement déplié, le paravent chinois,
Aux amis épargnés, voile toutes mes peines.
Et mes pleurs Niagara en cet hiver trop froid,
Derrière ses oiseaux mauves et ses roses anciennes.

Largement déplié, le paravent chinois,
Cache ma nudité, face à toi mon Amour,
Pour que notre baiser , doux comme de la soie,
Demeure notre secret, souvenir pour toujours.

Largement déplié, le paravent chinois,
Abrite le sommeil paisible de l enfant.
Son souffle régulier, je le guette, le perçois.
J écoute : il me ravit, tranquille et rassurant.

Largement déplié, le paravent chinois,
Abritera un jour, ma vie qui s en ira
Dignement et sans cri, prête pour un autre toit.
Sans regret, sans remords, mon âme vous saluera.

Sagement replié, le paravent chinois,
Dans un coin du grenier, quelqu enfant surprendra
Et il s étonnera de cet objet, je crois.
Incongru, inutile : au feu, on le mettra...

 

18:40 Écrit par Âm€ric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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